Les politiques publiques et les marchés : leurs rôles respectifs et leur cohérence vis à vis du développement durable

Un article récent du Monde pose le problème de la diminution de diversité des cultures de l’agriculture française.
Crédits
Solagro et Agreste - Recensement agricole 2000 -http://www.solagro.org/site/im_user/206okles_dangers_de_la_monoculture1.pdf
Une des raisons invoquées est le régime de la politique agricole commune qui a conduit les agriculteurs a abandonner les cultures n’ayant pas ou peu de primes au bénéfice des cultures les plus primées.
Le nouveau régime de la PAC découlant de l’accord de Luxembourg devrait inverser cette tendance.
On a bien là un exemple de relation entre politique agricole et durabilité du développement général de la société. C’est bien évidemment loin d’être le seul comme en témoignent à une toute autre échelle les effets sur le développement des pays du sud des aides apportées aux agriculteurs européens par la PAC. La notion de développement durable insiste sur la solidarité intergénérationnelle mais la solidarité entre sociétés à une même époque est aussi un impératif.
L’évolution des marchés joue aussi un rôle majeur et l’on rejoint ici le 1er angle de vue. Les accords de Kyoto de réduction des émissions de gaz à effet de serre ainsi que le cours du pétrole créent ainsi un nouveau débouché pour l’agriculture, celui des biocarburants (à moins que ce ne soit qu’un retour aux sources, l’agriculture ayant été longtemps productrice du « carburant » nécessaire aux chevaux quand ils n’étaient pas vapeur). Les surfaces de cultures énergétiques vont-elles modifier le paysage ? vont-elles réduire la biodiversité, naturelle et cultivée ? L’impact qu’elles auront découlera en tous cas des politiques mises en œuvre.
L’article récent de JC KROLL propose un panorama général des relations entre politiques et développement durable de l’agriculture.